Enrico Campagnola : sculpteur et peintre

La Paix

Enrico Campagnola est né en 1911 à Possagno, dans la Vénitie, en Italie. Dès son enfance, son art très raffiné s’inscrit dans la tradition Italienne. Il modèle des figurines de terre dérobées à la tuilerie du village, et bien souvent, il délaisse les cours pour s’adonner à son art.

En 1928, sa famille fuit le fascisme et s’installe à Besançon. Enrico Campagnola y suit les cours de l’atelier de sculpture de Georges Laethier.  Puis grâce à un concours, il poursuit ses études à l’Académie royale des Beaux-Arts de Rome, jusqu’au professorat qu’il obtient à 23 ans.

De retour à Besançon, il enseigne à l’école des Beaux-Arts, et collabore à la mise au point du procédé « héliophore » avec son inventeur Louis Dufay. Après la guerre, il réalise quelques monuments dans la région, mais il est attiré par Paris où l’activité artistique foisonne. En 1947, il occupe un poste de dessinateur-graveur en héliophore à l’Office central de l’imagerie transféré 16 place du Hâvre où il loge dans une chambre mansardée au 6ème étage. Les œuvres réalisées sur place pendant la nuit, s’accumulent, sont offertes ou partent vers Besançon pour la Galerie Demenge.

Distingué par le prix du Concours International de Deauville en 1954, avec le « Nu aux coquillages », les retombées médiatiques, le projettent vers une nouvelle carrière de peintre. Il expose à Paris en 1955, puis l’année suivante à New-York. Il est l’invité à la biennale de Venise et à la Quadriennale de Rome. Il enchaine les expositions à Paris et aux Etats-Unis. La critique et la presse font l’éloge de son talent et les collectionneurs et Musées font l’acquisition de ses œuvres. Les personnages aux grands yeux noirs fascinants, séduisent.

Le succès s’intensifie dans de nombreux pays, cependant, pour s’exprimer librement, il a besoin d’échapper aux désirs de ses clients.

Renouant avec ses racines méditerranéennes, c’est en 1968, qu’Enrico Campagnola en vue d’y construire un atelier pour sculpter à l’aise, achète un terrain à Saint-Martin-de-Brômes. Mais séduit par une ruine qu’il restaure au pied de la tour, c’est le poulailler du voisin qui sera aménagé en atelier. En juillet 1972, il l’inaugure avec des amis et les villageois, en exposant peintures et sculptures rapportées de Besançon. Ses partenaires de pétanque ignorent que celui qu’ils nomment « le parisien » est un grand artiste.

Son travail est marqué par son goût de la construction et du volume. Son évolution est faite de contrastes intenses et de nuances subtiles. Dominées par une explosion de couleurs, ses peintures atteignent une délicatesse des tons et la pureté du « presque blanc ». Rudes en apparence, ses sculptures faites de fer, de pierres, de bois, sont d’une surprenante douceur. Ses dessins ont des reliefs saisissants donnés par des éclairages et des ombres qu’il sait équilibrer avec maîtrise.

La permanence de la femme dans ses œuvres illustre son inépuisable amour de la beauté.

Il vivra en alternance entre Saint-Martin-de-Brômes, Paris et Besançon où il décède le 24 mars 1984.

Dès 1985, une Association « ESPACES Enrico CAMPAGNOLA » sera créée par Suzanne Bret, afin de faire reconnaître l’artiste qu’elle avait découvert en 1954 et dont elle avait suivi l’évolution depuis.

Référence : Emmanuel BREON, Suzanne BRET : Enrico Campagnola : Sculpteur et peintre Edition Somogy, Editions d’Art, 2015, Paris, contenant 1DVD interactif du catalogue raisonné de 2 315 œuvres.

Concerto

Emmanuelle

Innocence

Nu aux coquillages

Le cerceau

Saint-Martin-de-Brômes

Vierge à l'enfant

L'offrande

Les pélerins

L'été

Nature morte aux poissons

 

 

Saint-Martin offrant son

 manteau à un pauvre

 

Enrico dans son atelier

à Saint-Martin-de-Brômes

   

 

 


http://www.museecampagnola.fr/museecampagnola/musee.html

 



 





 



 



 





 



 

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