Diescours de Laurence Depieds, maire de Saint-Martin de Brômes

Mr Julien Rey Président de la fédération du bâtiment et travaux publics,

Mr Daniel Spagnou, Président de l’association des maires du département des Alpes de Haute-Provence, représenté par Mme Laurence Angelvin

Mme Françoise Brunel, Déléguée départementale de la Fondation du Patrimoine

Mr Jean Christophe Pétrigny, Président de Durance Luberon Verdon Agglomération,

Madame Marjorie Salvarelli, représentante du Parc Naturel Régional du Verdon

Chers élus,

Mesdames, Messieurs,

Chers amis,

Bienvenue au lavoir communal, dans ce lieu  témoin du labeur passé, d’un labeur un peu oublié et d’un labeur de générations de femmes.

Je suis très sincèrement honorée et heureuse de vous recevoir dans ce lieu de mémoire.

La préservation du patrimoine n’a plus à convaincre.

Et celle en particulier du patrimoine vernaculaire est devenu un élément incontournable de notre paysage.

Pourtant, on craint encore, les dégradations, l’accès libre des lieux, et l’on doute parfois des raisons de restaurer alors même qu’il n’y a plus d’usages.

Lorsqu’on l’investit, le petit Patrimoine est  générateur de lien social, il devient synonyme d’appartenance, élément de reconnaissance et ouverture vers les autres.

Restaurer sans transformer :   c’est redonner de la symbolique à l’édifice.

         C’est permettre du respect, sans sacraliser.

Lancer un programme de restauration est l’affaire d’une équipe municipale, mais cela ne se résume pas à cela.


A Saint-Martin, depuis plusieurs années, nous menons une belle politique patrimoniale, en leur redonnant de la vie.

La restauration de ces lieux de mémoires, est pour nous systématiquement accompagnée de médiations.

Visite guidée, parcours patrimoine, communication sur ces lieux, actions auprès des élèves de l’école du village.

Rien ne s’arrête au chantier, car nous pensons qu’il est indispensable d’associer les citoyens, de l’animer.

Cette démarche de restauration sur aujourd’hui la quasi totalité du patrimoine vernaculaire (puisqu’il ne nous reste qu’un édicule à restaurer),

n’aurait pu se faire sans le soutien financier et technique de nos partenaires :

la Région, via un appel à projet,

la fondation du patrimoine avec en plus de leur soutien, la possibilité qu’elle permet des financements de particuliers,

et le parc naturel régional du Verdon,

Si je résume la restauration du lavoir en 2 mots : je dirais

  1. Savoir faire :

Celui des artisans qui ont travaillé ici avec des techniques ancestrales Frédéric Rollandin pour les enduits à la chaux et l’art du fer pour la ferronnerie

ils ont su s’adapter, intégrer des contraintes et ont partager leur connaissance; sans oublier le travail d’infographie mené par Patrice Trannoy.

2- Rencontres :

Celles des apprentis artisans autour du chantier participatif

Celles des techniciens et administratifs qui tissent des liens en construisant des projets.

Celles des guides et de leurs visiteurs

Celles des médiatrices et le partage avec les enfants de l’école

Le patrimoine a besoin de l’engagement fort des pouvoirs publics mais pour exister encore, il a aussi besoin de celui des citoyens, des usagers des lieux.

Il doit être pensé sur des temps longs,

Temps qui ne correspondent pas à ceux des édiles locales.

A St Martin le Patrimoine est l’affaire de plusieurs maires et j’aimerai remercier en particulier Jean-Christophe Petrigny.

Alors considérons nous comme des passeurs,

Notre rôle est celui de la transmission,

Transmission aux générations futures, mais aussi à notre monde actuel en portant à connaissance ce qu’étaient ces lieux.

Je termine par une pensée pour ce jeune garçon qui en 1910, avait 11 ans et qui à l’achèvement du lavoir, a signé à la place de son père, 1er artisan de la construction.

Je vous remercie.”